Nous n’avions pas eu de conseil depuis le 30 juin.
Je suis arrivée ½ heure en retard en raison de cours que je donnais à l’université de Calais, et m’étais faite excuser par courrier.
Je n’ai pu, en raison de ce retard, m’exprimer sur une délibération portant sur trois ventes de la ville de terrains « délaissés », boulevard Christophe Colomb, à 20€ le m². Ces parcelles mesurant : 217m², 191m² et 137m² sont voisines. Cette délibération a été votée à l’unanimité (conseillers municipaux de l’opposition compris) en mon absence.
Pour ma part, pour l’une d’entre elle j’aurais voté « Contre », en raison du conflit d’intérêts induit par le fait que le président de la commission concernée est le fils des acheteurs de la parcelle mesurant 217m². A l’heure où le Parti Socialiste s’érige en défenseur contre le mélange des genres, il me semble important de commencer par balayer devant sa porte…
Pour les deux autres délibérations, je me serais abstenue car un délaissé est un terrain de 25 ou 30m² mais non des parcelles de 217m²… qui une fois réunie auraient formé un ensemble de près de 550m².
La ville a acheté la maison des Douanes, près de LIDL pour 300 000€. Il conviendra de rester vigilants quant au devenir de cet immeuble, situé dans une zone plus ou moins commerciale, industrielle, portuaire.
Je me suis abstenue concernant l’achat de l’hôtel du Polder par la ville pour un montant de 706 500€. En effet, c’est Bertrand Ringot, Maire de la ville, qui achète à Bertrand Ringot, Président du SIVOM de l’Aa, un immeuble dont la ville prendra en charge le montant des travaux et qui sera ensuite géré par la SEM « Sportica ». Tout cela n’est pas cohérent !
Concernant le rapport des activités de la CUD, j’ai interrogé le Maire, vice-président à la communauté urbaine de Dunkerque, sur le projet de fusion Dunkerque, Saint-Pol sur mer et Fort-Mardyck ainsi que sur celui d’un Grand Dunkerque réunissant les 18 communes membres. Celui-ci prenant, M. Notebaert à témoin en tant que salarié au cabinet de la CUD, a répondu que la fusion-association des trois villes citées était faite mais que pour les 18 communes, on verrait par la suite…
Concernant la fusion des SIVOMS de l’Aa et des Cantons de Gravelines-Bourbourg, j’ai souligné le fait qu’elle était en prévision certainement en vue d’une future campagne électorale vers les Flandres. Le premier magistrat m’a répondu qu’une étude était lancée à ce sujet et que la totalité des maires, y compris ceux des campagnes, s’étaient positionnés « Pour ».
Concernant le rapport d’activité du SIVOM de l’Aa, dont le Maire de la ville est Président, j’ai rappelé l’existence du projet pharamineux de création d’un bassin d’aviron pour un coût de 27 millions d’€.
Lors du débat d’orientation budgétaire 2011, j’ai pointé du doigt une estimation des recettes de –0,84%, soit 456 334€ en moins et parallèlement unes hausse des dépenses de 1,88%, soit 891 441€. Ce qui donne une différence de 1 347 775€ et une continuation dans le creusement entre les recettes et les dépenses, diminuant d’autant la CAF (capacité d’auto financement) et la possibilité d’investir, démontrant l’effet ciseaux que j’avais déjà souligné lors d’un précédent conseil. J’ai demandé de revoir à la baisse les dépenses de fonctionnement afin de relancer la CAF.
Concernant la délibération sur les indemnités versées aux élus (uniquement de la majorité) due au ralliement de M. Fournier à la majorité après dissolution de son groupe « Ouverture pour un Espoir Gagnant », j’ai fait remarquer que la quasi-totalité du montant autorisé était versé et qu’en conséquence, si l’ensemble de l’opposition continue à rejoindre la majorité, ce sont les indemnités des conseillers issus du groupe « Continuons pour un Avenir Gagnant » qu’il faudra diminuer, au risque de cacophonie au sein des rangs. J’ai voté « Contre » ce que je qualifie de « Prix de l’allégeance ».
Lors des questions diverses :
Logements EDF : Interpellée par un salarié EDF en retraite ayant reçu, contrairement à ce qu’a toujours affirmé le Maire, son ordre d’expulsion. J’ai souhaité intervenir sur ce sujet, en soulignant qu’il s’agissait d’une commission difficile.
Il convient de rappeler quelques dates :
1999, EDF vend ses logements à la Deutsch Bank : 1999, gouvernement Jospin !
2004, la Deutsch Bank revend ces mêmes logements à EDF qui ensuite les revend à la Deutsch Bank et à SAFRAN, qui est par ailleurs une filiale d’EDF.
La gestion des logements est assurée par ICAD pour les logements occupés par des salariés EDF et GESTRIM pour les autres.
Entre deux, il y a également eu 113 logements vendus par la Deutsch Bank à la SA Nord Est des Chemins de Fer qui les a elle-même revendus à Partenord.
Concernant les expulsions des logements appartenant à SAFRAN, c’est EDF qui mandate l’avocat chargé de plaider ! Tout ça ressemble quand même fortement à du passage d’écriture…
Quelles sont les solutions que nous pouvons envisager afin d’éviter à une famille gravelinoise de se retrouver à la rue à partir du 15 mars, car certes il est noté dans le contrat de travail que le logement doit être libéré 6 mois après la mise en retraite du salarié. Mais ce contrat a été signé 30 ou 40 ans avant l’âge de la retraite et le contexte lié au logement a complètement changé et ça le salarié ne pouvait pas le savoir à l’avance !
Parallèlement, j’ai été interpellée au sujet de trois logements dit « d’instit » avenue Léon Jouhaux, vides depuis plus de 5 ans. Des logements vides c’est une perte financière pour la ville, c’est un parc qui se dégrade faute de chauffage et d’entretien et ce n’est pas compréhensible à une époque où il y a tant de demandes de logement non résolues.
Ne serait-il pas plus judicieux d’affecter ces logements aux situations d’urgence ou dans le cadre de dossiers comme c’est le cas ici, où on ne trouve pas de solutions ?
Problème de signalisation à la Semeuse : Depuis quelques mois, une nouvelle signalisation a fait son apparition dans la ZA de la Semeuse, à proximité du service des Fêtes. Un « Stop » a été positionné en face du hangar et la rue a été mise en sens unique, des places de parking ont également était marquées au sol le long du hangar.
Un « Stop » parfaitement inutile puisqu’il n’y a aucun manque de visibilité à cet endroit, un « Céder le Passage » aurait donc suffit mais encore aurait-il fallut qu’il soit dans le sens inverse, puisque la rue est prioritaire sur la sortie de parking. Le résultat est un sens unique perpétuellement pris à contresens, un « Stop » qui n’est pas respecté mais plus grave encore qui sert parfois de parking aux camions et véhicules utilitaires. De plus, pour manœuvrer les poids lourds doivent aujourd’hui trouver au préalable les chauffeurs des véhicules garés sur la première place de parking le long du hangar et pourtant bien identifiée comme telle.
Le résultat d’un arrêté municipal pris par le Maire sans concertation ni réflexion !
Maria ALVAREZ