jeudi 31 mars 2011
Cantonales : l'UMP menacée par le FN à treize mois de la présidentielle, la gauche revigorée
L'UMP va devoir tirer les enseignements des cantonales dont elle est la grande perdante, alors que le PS renforce sa domination dans les départements et prend une bouffée d'oxygène avant les primaires. L'élection des nouveaux présidents de conseils généraux aura lieu le 31 mars.
A plus d'un an de la présidentielle, la lourde défaite de la droite claque comme un coup de semonce pour Nicolas Sarkozy. Le virage à droite de l'exécutif n'a pas réussi à empêcher, au contraire, la montée du FN, et a semé le trouble dans la majorité.
Sur fond d'un taux d'abstention toujours très élevé (55,03%), le PS est sorti en tête du 2e tour du scrutin en recueillant 35,74% des voix, loin devant l'UMP (20,32%), les candidats divers droite recueillant 9,53%, selon des estimations de l'Intérieur portant sur près de 90% des électeurs inscrits.
Un vote d'adhésion, assure le FN
Le FN (11,63%) a continué à creuser son sillon même s'il n'a remporté que deux sièges (Carpentras et Brignoles). Il a reculé en pourcentage par rapport au premier tour (15%) mais il n'était présent dimanche que dans 400 cantons. Sa présidente Marine Le Pen s'est "félicitée d'une très forte augmentation des voix FN entre les tours, quelle que soit la configuration", assurant qu'il y avait "bien un vote d'adhésion", à son parti.
La gauche sort revigorée du scrutin. Déjà à la tête de 58 départements sur 100, elle a réussi à en ravir plusieurs autres à l'UMP: Mayotte, le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et peut-être la Loire et la Savoie, où les deux camps sont au coude-à-coude.
Le devoir de victoire en 2012
Les Français "ont ouvert la porte du changement et nous allons nous y engouffrer", s'est réjouie la patronne du PS Martine Aubry, qui s'est posée en rassembleuse de la gauche et en responsable du "devoir de victoire" pour 2012.
Fort de son maintien dans son département de Corrèze, auquel il avait conditionné sa candidature aux primaires, François Hollande va pouvoir se lancer dans la course pour 2012.
Pour la droite, c'est "une tannée", a lancé le leader du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon. Symbole de la défaite du camp présidentiel: Isabelle Balkany, proche du chef de l'Etat, a été battue par un divers droite dans les Hauts-de-Seine, dans un canton réputé imperdable pour l'UMP. Maigre consolation: la droite ravit à la gauche le Val-d'Oise, ancien fief de Dominique Strauss-Kahn.
Une leçon pour la droite
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, dont le département de Seine-et-Marne reste à gauche, s'est lui-même dit "un petit peu déçu", estimant toutefois que le PS était "très loin" des résultats qu'il escomptait. Il a appelé à "tirer tous les enseignements" du scrutin, "notamment par rapport à la poussée du Front national".
"La gauche progresse mais le recul de la majorité est moins important qu'annoncé", a pour sa part relativisé le Premier ministre François Fillon, en invitant les Français à ne pas "céder au vertige du conservatisme ou de l'extrémisme".
Plusieurs voix toutefois se sont fait entendre dès dimanche soir à l'UMP pour estimer, tel Christian Estrosi, que "l'UMP a subi un échec" et que "le déni serait la pire des attitudes".
Rivaux pour la 2e place à gauche
Europe Ecologie-Les Verts et le Front de gauche continuent pour leur part à se disputer la deuxième place à gauche avec l'objectif de se positionner au mieux pour les négociations avec le PS sur les législatives de 2012.
Avec 49 conseillers généraux à l'issue du scrutin, EELV gagne tout juste le pari de sa patronne Cécile Duflot de "plus que doubler" ses élus départementaux (24). Le Front de gauche (PCF et Parti de gauche) s'attendait à 118 élus dont 5 du Parti de gauche (contre 104 élus communistes jusqu'ici).
Le PCF conserve ses deux derniers bastions, l'Allier et le Val-de-Marne.
Les valeurs de la République ont dominé le déplacement de Jean-François Copé, mercredi à Marseille où, avant une réunion publique devant près de 1000 personnes, le secrétaire général de l’UMP a d’abord visité le Mémorial de la Marseillaise. Cet ancien théâtre (17ème siècle) puis siège du Club des Jacobins (18ème siècle) est devenu depuis le 4 mars dernier un lieu de mémoire autour de l’hymne national, la Marseillaise, symbole fort de notre République et de notre démocratie.
L’application des peines est un vrai problème pour notre système judiciaire. L’affaire de Pornic en a été la dernière dramatique illustration. Passée la première indignation, les médias sont passés à autre chose. Mais, à l’UMP, nous n’avons pas oublié et nous sommes décidés à apporter des réponses concrètes aux problématiques de la récidive et de l’inexécution des peines plutôt que d’en rester au stade de l’incantation ou de la polémique - les deux postures favorites du PS et du FN.
En cas d'absence pour les élections cantonales des 20 et 27 mars 2011, vous pouvez voter par procuration. Mode d'emploi.
Treize dispositions du
Hélas non ! Le Chevalier blanc de Bourgogne, pourfendeur de la
En raison de son caractère social, le régime d'aide à la protection sociale complémentaire des agents de la fonction publique territoriale (FPT) proposé par la France est compatible avec les règles du traité de l'Union européenne relatives aux aides d'Etat.
Une campagne d’affiches du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) détourne honteusement une photo dans l’unique but d’assimiler Nicolas Sarkozy à Adolf Hitler, et ceux qui soutiennent le Président de la République aux nazis !