samedi 27 février 2010
Hazebrouck va perdre son tribunal de grande d'instance
Le Conseil d'Etat a annulé, le 19 février 2010, la suppression du tribunal de grande instance (TGI), du tribunal pour enfants et du tribunal de l'application des peines de Moulins (Allier). Il annulé également invalidé, mais pour des raisons de forme, la suppression des tribunaux pour enfants de Guingamp (Côtes-d'Armor) et de Bourgoin-Jallieu (Isère). En revanche, il a rejeté la centaine d'autres requêtes critiquant la réforme de la carte judiciaire, déposées notamment par l'Association des petites villes de France (APVF).Le Conseil d'Etat était saisi d'un très grand nombre de requêtes contre
- deux décrets du 6 mars 2008 (n°2008-235 et n°2008-236) modifiant le siège et le ressort des tribunaux de l'application des peines et des tribunaux pour enfants; et
- le décret n° 2008-1110 du 30 octobre 2008 modifiant le siège et le ressort des tribunaux d'instance et de grande instance.
Une réforme légale dans son principe
La juridiction administrative rappelle tout d'abord les objectifs de la réforme: meilleure affectation des moyens de la justice, professionnalisation et spécialisation accrues des magistrats, limitation de l'isolement des juges et renforcement de la continuité du service public de la justice.
Pour répondre à ces objectifs, le Conseil d'Etat estime que l'invocation du critère du niveau d'activité des juridictions pouvait être légalement pris en compte, en le combinant avec d'autres critères: accessibilité des juridictions maintenues; proximité d'autres services publics dont le concours est nécessaire au bon fonctionnement du service public de la justice (administration pénitentiaire, police, gendarmerie, etc.); situation démographique des ressorts; exigences tenant aux impératifs d'aménagement du territoire et à la nécessité d'assurer la cohérence de la nouvelle carte des juridictions.
Appliquant la technique «bilan coûts/avantages», les juges du Palais Royal considèrent que tant au regard de ces critères que des inconvénients allégués de la réforme, notamment son coût et l'éloignement entre les tribunaux et les justiciables, [la réforme est] dans son principe, légale.
Mardi 15 février, l’Assemblée Nationale a adopté à l’unanimité la proposition de loi du groupe UMP visant à améliorer l’indemnisation des victimes de dommages corporels à la suite d’un accident de la circulation
La faillite ne touchera plus les biens personnels des entrepreneurs individuels
Les régions gérées par l'UMP mettront en place des mesures communes